Mon accouchement, mon expérience !

Je n’aime pas trop parler de moi en règle general sur ce blog, mais je me suis dit que pour cette fois j’allais faire une exception et vous raconter mon accouchement pour vous donner les trucs à prendre et ceux à ne pas retenir !

Apres une grossesse très active, je m’attendais à accoucher un peu en avance sur ma date de terme. La date prevue était le 4 octobre selon l’echo anglaise, 11 octobre selon l’echo française.

Autant vous dire que le 1er octobre, les cours de prepa à l’accouchement était finis, la valise de maternité était bouclée, le trajet pour la maternité repéré, les affaires de bébé lavées, le berceau prêt et la table à langer rempli de produit bébé.

Mais rien… ! Meme pas quelques prémices de petites contractions, rien du tout ! 2km de piscine par jour, de la marche à pied à n’en plus finir, toujours rien. Au rdv avec la sage femme le vendredi 11 octobre (date du terme officiel), elle m’annonce joyeusement que le bébé est en pleine forme, le col haut et complètement fermé. Je peux rentrer chez moi et passer le we tranquille. Sachant que dans tous les cas, je serais déclenchée le 18 octobre, je me lance dans des seances d’acupuncture à n’en plus finir ! Le thérapeute en médecine chinoise accepte gentillement de me voir tous les jours tant que je ne suis pas en travail. Mais à chaque consultation, sa conclusion est la meme, mon corps n’est pas prêt à accoucher. Sa théorie: on se serait trompé sur les dates du terme, tout est fermé, tout est tendu, je ne suis pas mure !

J’ai lu (et conseil moi meme à mes futures mamans) que la marche à pied est un bon remède. Me voila donc partie pour des kilometres de marche rapide en escaladant toutes les collines autour de chez moi, en vain.

Le 16 octobre, la sage femme m’annonce enfin que le col est dilaté à un, qu’elle va donc faire un décollement des membranes pour accélérer le travail. Décollement qui entre nous n’est pas le meilleur moment que j’ai passé.

Dans la nuit du 16 au 17 octobre, je me reveille un peu humide. Terreur pour une kiné spécialisée du périnée: Me suis je fait pipi dessus pendant la nuit ? Apres verification (!), je realise que non c’est ma poche des eaux qui a fissurée. Moi qui m’attendais (et qui était persuadée que ca allait m’arriver dans la rue à la vue de tout le monde) aux chutes du niagara, je n’ai que quelques gouttes.. Mais bonne éleve, je fais comme ma sage femme m’a dit : Je prends une douche et nous voila partis à la maternité (à 3h du matin de bonne heure et de bonne humeur !).

Arrivés la bas, et après examen par la sage femme, c’est bien ma poche des eaux qui a fissurée (et le liquide est un peu infecté donc piègés à l’hôpital malgré un col toujours dilaté à 1…).

Toujours bonne éleve et sous les conseils de l’équipe, nous voila repartis à 8h du mat en balade autour de l’hôpital (8km de marche, des escaliers,…) et au retour à l’hôpital vers 14h, verdict de l’examen de la sage femme: col dilaté à 1…

Mais à partir de ce moment là les choses se compliquent: les vraies contractions font leur apparition. Espacées de 3mn, douloureuses au point de ne plus pouvoir respirer. Je suis ravie, pensant que les choses commencent enfin à se débloquer. Pendant 3 heures, je fais mes exercices de respiration, mes exercices de ballon, sollicite mon conjoint pour des massages. Bref, je fais tout ce qui doit être fait ! Au bout de 3h et un peu fatiguée, n’ayant pas dormi depuis la veille, j’attends avec un impatience le verdict de la sage femme… Col dilaté à…..1 !!! Mon moral en prend un coup, tout ca pour rien ! Epuisée, je commence à avoir de plus en plus de mal à supporter la douleur en sachant que rien n’avance.

Vers 19h, à bout de force mais toujours pas dilatée, je réclame un anti douleur à la sage femme. Les contractions sont toujours présentes mais beaucoup plus supportables, je peux enfin m’allonger et me reposer 2 heures. Sans grands espoirs, j’attends le résultat de l’auscultation. Mon col est dilaté à 6 ! On va enfin pouvoir passer aux choses sérieuses !

Nous voila donc partis en salle de travail. Moi qui hésitais sur la péridurale, je fais maintenant les yeux doux à l’anesthésiste ! Un vrai pro: Je sens presque rien au moment de la piqure mais quel soulagement par la suite !

Une péridurale parfaite: Je pouvais bouger, marcher, me mettre à quatre pattes et surtout était capable de sentir chacune de mes contractions tout en supportant la douleur.

Malheureusement à minuit, notre petit Watson (nous l’avions surnommé ainsi du fait de notre proximité avec le MI 6 là ou nous habitons !), n’était toujours pas décidé à s’engager dans le bassin. Apres plusieurs essais de changements de positions, utilisation du sifflet,.. toujours rien ! Mais puisque ca faisait plus de 24h que la poche des eaux avaient rompus, nous n’avions plus le choix, il fallait accélérer les choses. Ma sage femme et ma gyneco étant tres à l’écoute, elles m’accordent le droit de pousser tout en me préparant à une césarienne (elles m’avoueront plus tard qu’elles étaient sures à 90% que l’on finirait en césarienne). Bref, me voila sur la table du bloc opératoire avec l’anesthésiste et son interne, la gyneco et son interne, ma sage femme et sa stagiaire et une puéricultrice.. Autant vous dire que l’accouchement en petit comité à 4 pattes comme je l’avais rêvé était mal parti, mais on s’adapte ! Sentant mes contractions, je pouvais moi meme decider du moment de pousser. Mon sifflet dans la bouche, me voila partie pour pousser. Contre toute attente, après la premiere poussée quelques cheveux (quelques étant un euphémisme, mon petit bout est un bebe tres tres tres chevelu !!) apparaissent. Je vois dans le regard de la sage femme qu’elle commence à y croire et la gyneco eloigne la ventouse qu’elle avait préparé. 2 poussées (et 5mn à peine) plus tard, les 1 ers pleurs de Louis se font entendre.

Quel bonheur ! Louis est venu se placer directement sur mon ventre en sortant, les emotions nous débordent, il est enfin la..

Le papa a pu couper le cordon puis participer au soin pendant que je poussais une dernière fois pour faire sortir le placenta.Grace au massage du périnée et à Epi-No que j’avais fait assidûment pendant le dernier trimestre, mon perinée est intact. Par contre je ne vous cache pas qu’avec un petit bonhomme de 3,7kg sorti en 3 poussées, il y a eu quelques hemoroides.. Le glamour de l’accouchement ! Mais prise à temps en post natal, elles disparaissent tres rapidement.

Nous voici tous les 3 dans une petite chambre de transition pour faire connaissance avec ce petit être en peau à peau et faire la 1ere tétée. Un moment magique..

Vers 6h du matin, on peut enfin dormir apres plus de 24h eveillés.. Enfin pas pour longtemps, à la maternité le petit des est à 7h et la journée s’enchaine !

Elodie Poissenot

Masseuse kinésithérapeute, spécialiste dans la rééducation du périnée et la préparation à l'accouchement. Cookie addict :) Mon objectif : aider un maximum de femmes à passer une grossesse en pleine forme et à se remettre après la naissance.

Click Here to Leave a Comment Below

Leave a Reply: